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Fondateurs des Jeunes avec Macron, nous sommes féministes

 

Au mois de mai prochain, nous élirons le prochain président de la République. Au cœur du projet du sortant, les questions d’égalité ne se sont pas toujours imposées dans le quinquennat. Au point qu’aujourd’hui, la question des droits des femmes n’occupe que trop rarement la scène publique, ou seulement à la faveur de faits divers morbides. Notre soutien peut apparaître malhabile mais il est sincère. Parce que nous sommes des progressistes, Les Jeunes avec Macron porteront ce débat dès samedi lors de la conférence « Politique, Entreprise, où sont les femmes ? ».

En juin 2015, à quatre, autour d’un verre et d’une idée précise : soutenir les idées du progrès et la personnalité politique qui les incarne, nous avons créé le collectif Les Jeunes avec Macron. Dynamique, disruptif, enthousiaste, novateur, notre mouvement rassemble des jeunes, sans distinction. Nous ne recensons pas nos origines sociales, nous les rassemblons. Nous ne différencions pas les genres, nous intégrons les militants. Nous ne sélectionnons pas selon l’identité, nous comptons sur l’ensemble des jeunes qui nous rejoignent et qui construisent, par leurs différences, notre succès.

Nous avions souvent entendu le refrain résiliant : nous serions condamnés à l’échec, au chômage, au déclin, au racisme, au sexisme. Nous devions subir les turbulences d’une société violente, qui précarise et exclut.

Cette résignation n’est pas la nôtre.

Autour de la vision portée par Emmanuel Macron, nous nous sommes promis d’être la génération de l’émancipation, celle qui permet d’essayer, de réussir ou d’échouer.

Notre mouvement est celui qui réconcilie les valeurs de la République : l’égalité et la liberté.

Nous sommes les partisans de l’égalité des sexes et des droits qui sont attachés : salaires, carrières, représentation. Si moralement la distinction par le sexe qui a permis d’imposer des femmes dans les hémicycles politiques et dans les conseils d’administrations ne nous satisfait pas, nous savons que cet outil a démontré son efficacité et fait évoluer les consciences. L’égalité vaut aussi pour la sécurité puisque nul ne peut accepter la violence conjugale dont les femmes sont victimes, tout comme les hommes peuvent l’être dans une moindre mesure (une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les 3 jours, un homme meurt sous les coups de sa concubine tous les 14 jours).

Nous sommes les militants de la liberté. Enfants de la première génération de féministes, nous défendons la liberté de choisir sa vie : divorcer, procréer avec qui bon vous semble, permettre aux deux parents de construire une vie familiale. En cela, nous connaissons les mérites du congé paternité, car nous savons que l’éducation est l’affaire de toutes mais aussi de tous.

Nous sommes les défenseurs des protections et des droits, réels, concrets, ceux opposables et sécurisants. L’interruption volontaire de grossesse (IVG) en fût un des actes fondateurs. Nous sommes des hommes mais nous connaissons l’image traumatisante du cintre et mesurons la régression que nous font courir les conservateurs quand, à coup de petites phrases, ils mettent en cause la santé des femmes d’un pays tout entier.

Nous sommes aussi des conquérants des droits des femmes. Nous souhaitons que les droits des femmes dépassent nos frontières nationales et nous sommes donc favorables à la « clause de l’européenne la plus favorisée », soit une mesure qui permettrait d’aligner le statut de toutes les femmes d’Europe sur les lois les plus équitables et les plus protectrices.

Nous savons enfin que nous avons un devoir de conscience et surtout d’éveil des consciences. Il nous faut poursuivre le travail entamé par nos mères et nos pères qui ont identifié la difficulté : les inégalités n’affectent pas que les femmes, elles entachent notre société.

Pour construire avec nous les réponses, nous vous invitons ce samedi 21 janvier 2017 au Palais de la Femme autour du débat « Politique, Entreprise, où sont les femmes ? » en présence de Catherine Barbaroux, Frédérique Dumas, Marlène Schiappa et Axelle Tessandier.

Inscrivez vous : https://lesjeunesavecmacron.typeform.com/to/Yvj2ee

Jean GABORIT,

Sacha HOULIE,

Florian HUMEZ,

Pierre PERSON

Co-fondateurs des Jeunes avec Macron

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Grand Meeting d’Emmanuel Macron – 10 décembre 2016

 

C’est ce samedi du 10 décembre 2016 que Emmanuel Macron a assuré son premier grand meeting de campagne pour l’élection présidentielle.

Cinq mois après son meeting à la Mutualité, Emmanuel Macron a prononcé son premier discours à Paris (porte de Versailles) samedi 10 décembre, cette fois en qualité de candidat à la présidentielle. Le fondateur du mouvement “En marche”, lancé le 6 avril 2016, a réussi le pari de la mobilisation : 15.000 personnes auraient assisté au meeting de celui qui se pose en “candidat du travail”. C’est sous cet angle que l’ancien ministre de l’Économie a entamé sa campagne. Après avoir longtemps défendu sa méthode, Emmanuel Macron est, accoudé à son pupitre flanqué du #RévolutionEnMarche, entré dans le vif du sujet.

Place désormais aux propositions “pour libérer et protéger”, présentées autour de trois boucliers : social (déremboursement d’aucun soin, en réponse à François Fillon), sécurité (recrutement de 10.000 policiers et gendarmes en trois ans) et européen. Sans surprise, son cheval de bataille reste la baisse du coût du travail pour encourager l’investissement et l’embauche. S’il devient président de la République, Emmanuel Macron maintiendra les allègements de charges décidées ces dernières années et transformera le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) de François Hollande en “un allègement de charges pérenne à hauteur de six points pour toutes les entreprises quel que soit leur secteur d’activité”.

Maintien des 35 heures

Mais ce n’est pas tout. L’ancien locataire de Bercy a appelé à une simplification de la loi et encourager au dialogue social. “La loi doit fixer le salaire minimum et les principes fondamentaux et en premier chef l’égalité entre les femmes et les hommes”. Si leur remise en cause est souvent évoquée à droite, Emmanuel Macron, qui l’avait qualifiée “d’idée du passé” au gouvernement, n’a finalement pas l’intention de mettre un terme aux 35 heures de Martine Aubry. “La durée légale du temps de travail doit rester à 35 heures”, juge le candidat, pour qui les 39 heures ne “sont pas la bonne réponse”.

Suppression des cotisations maladie, chômage compensée par une hausse de la CSG

Pour réduire l’écart entre le salaire brut et le salaire net et dans le but de donner du pouvoir d’achat aux ménages français, Emmanuel Macron a confirmé sa proposition visant à supprimer “toutes les cotisations maladie et chômage, aujourd’hui payées par les salariés.” “Ce sera une augmentation du salaire net pour chacun, une augmentation qui n’est pas payée par l’employeur, puisqu’elle sera transférée sur la CSG.”

Cet impôt augmentera, en effet, de 1,7 point. Cette hausse ne concernera pas “les chômeurs et 40% des retraités les plus modestes”. En clair, selon le candidat, “un couple de travailleurs qui touche le Smic aura 500 euros nets par an de pouvoir d’achat en plus”. Pour financer la mesure, Emmanuel Macron demande “un effort aux revenus du capital”. “Ce n’est pas énorme”, a-t-il jugé.

“Protéger le pouvoir d’achat de tous les retraités modestes”

La moitié des retraités les plus aisés seront aussi concernés par cette hausse de la CSG. Je leur demande pour leurs enfants et leurs petits enfants : je n’augmenterai pas leurs impôts, pas le coût de la maladie, je leur demande ce petit effort de quelques dizaines d’euros par mois. Nous en avons besoin pour que le travail dans notre pays paye.” Aussi, Emmanuel Macron promet de “protéger le pouvoir d’achat de tous les retraités modestes pendant toute la durée du quinquennat”. Ils ne devraient être impactés par aucune baisse de leur pouvoir d’achat pendant les cinq ans qui viennent.

Une augmentation de la prime d’activité pour encourager à la reprise d’activité

Emmanuel Macron veut enterrer l’adage, visant à dire qu’un chômeur est mieux rémunéré qu’un salarié au Smic. “L’incitation à la reprise d’un emploi sera renforcée par une augmentation de la prime d’activité : il n’est pas normal qu’un salarié a mi-temps payé au Smic ne voit pas sa rémunération augmentée lorsqu’il reprend une activité à temps plein.” Une proposition longuement applaudie par les sympathisants du trentenaire.

“Faire du chômage une assurance universelle”

Pour protéger les plus fragiles, le candidat du mouvement En marche veut “faire du chômage, une solidarité universelle, une assurance universelle qui reconnait la dignité de la personne et qui ne couvre pas seulement chacun en fonction de ses cotisations”. Concrètement, chaque Français “ne paiera plus son chômage” mais contribuera à cette solidarité. “Cela veut dire que chacun aura son chômage” à l’image de l’autoentrepreneur, qui ne pouvait jusqu’ici ne pas prétendre au chômage.

Création d’un “droit à la mobilité professionnelle”

C’est une mesure novatrice que propose Emmanuel Macron. “Tous les 5 ans, tous les salariés” pourront “avoir accès au chômage s’ils décident de démissionner”. Aujourd’hui, la démission ne permet pas de prétendre au chômage. L’objectif de la mesure est de s’attaquer à la rupture conventionnelle, “qui alimente les prud’hommes chaque jour” et qui coûte cher aux entreprises. Pour le candidat, il s’agit là d’un “véritable droit à la mobilité professionnelle, qui reconnaît à tous les travailleurs du pays la possibilité d’être couverts contre les risques”.

Un droit auquel il oppose un devoir, puisque les contrôles des chômeurs seront renforcés.“Lorsqu’une offre d’emploi existe, qu’elle est décente et qu’elle correspond aux compétences de la personne, il faudra l’accepter.Avec notre système, le chômage n’est plus un droit, c”est une solidarité.”

Recrutement de 10.000 policiers et gendarmes et retour de la police de proximité

L’ancien conseiller de François Hollande a annoncé qu'”au delà des 9.000 embauches décidées (durant l’actuel quinquennat), ce seront 10.000 fonctionnaires de police et de gendarmerie supplémentaires dans les trois premières années” à partir de 2017. Il veut aussi “rendre du temps utile aux policiers, simplifier les procédures: nous réduirons ainsi les contraintes sans réduire en rien les droits et libertés de nos concitoyens”.
Le candidat a par ailleurs plaidé pour “reconstituer notre renseignement territorial dans les endroits les plus sensibles du pays”. Enfin, il a assuré qu’il rétablirait la “police de proximité”, créée par Lionel Jospin et Jean-Pierre Chevènement, “déconstruite” ensuite par Nicolas Sarkozy alors que c’était une “bonne idée”.